CR Maratrail de lans en vercors – 1er juin 2014

Enfin, j’ai couru dans le Vercors !!
Bon, j’espère toujours pouvoir faire l’ultra (UTV) début septembre un jour mais ça, faudra voir le planning (à la rentrée, c’est toujours un peu délicat quand on a des enfants en âge scolaire).
Toujours est-il qu’en début d’année, au moment de planifier la saison, j’avais coché l’ultra des coursières du lyonnais, le grand raid du Queyras et il restait à caser un trail en montagne de 40-50km entre les 2.
J’avais la solution pilatrail des 3 dents un peu plus proche de Lyon mais l’idée de retrouver plein de copains dans le Vercors l’a forcément emporté.

Donc nous voici à 4 partis de Lyon le Samedi dans l’après-midi pour planter la tente à Lans en Vercors, faire un resto avec toute une bande de kikoureurs dont les organisateurs et passer une bonne nuit sur place.
De bonne nuit, y’aura pas trop en fait : grosse caillante avec du givre et une grosse humidité au petit matin, plus un coca bu trop tard le soir (ben papy, on supporte plus la caféine !!) me font me réveiller sans arrêt avant le vrai à 5h30 !!
Une bonne douche, un petit déj’ à l’arrache et nous voilà sur la ligne de départ à 7h15 pour un départ vers 7h30 après le contrôle des sacs et le briefing du traceur en chef.
Le départ est fait en fond du paquet de 125 coureurs environ, par une voie verte de 2km qui permet de discuter, de s’échauffer et de voir le peloton s’étirer.
Une petite pause technique au moment d’attaquer la 1ère montée et c’est parti en surveillant le cardio. Ca fait 3-4 ans que je cours et je n’ai jamais vraiment réussi à respecter la fréquence max autorisée en fonction de la durée de course. Ce qui fait qu’en général, je vais bien pendant 3-4h puis j’explose plus ou moins pour finir à l’arrache. Sur une course de 45-50km, ça peut encore passer mais les 2 dernières heures sont pénibles.
Aujourd’hui, il fait beau, j’ai vraiment envie d’en profiter et tester ce que ça fait d’arriver frais.
Donc je marche sur des pourcentages de pente assez faibles où j’aurais pu trottiner mais pas de frustration aujourd’hui, j’accepte. Je suis aussi accompagné pendant cette 1ère heure de Sébastien puis de Bruno, ce qui me permet de discuter et de ne pas me laisser aspirer.
L’avantage de partir du fond de peloton, c’est que même en avançant avec le frein à main, on double régulièrement du monde.
Au 1er point d’eau au col de la croix perrin (pile en 1h comme prévu), je remplis mon bidon préparé avec le sirop au fond, je laisse Bruno s’occuper de sa poche à eau et pars devant pour une montée un peu plus franche sur la crête de la molière. Il fait beau, le paysage est magnifique, c’est top et je discute avec quelques connaissances que je rattrape.
Cette crête est une succession de montées-descentes courtes où c’est facile de se griller à relancer trop fort. Je gère bien, en filmant de temps en temps, ce qui me fait des pauses et m’empêche de me mettre dans le rouge (clair). Je perds du temps mais j’ai vraiment pas envie de galérer aujourd’hui.
j’avais d’ailleurs fait un roadbook en 6h30 (estimé par rapport aux temps des années précédentes) mais la veille, je le modifie en 6h45 pour pas prendre de risque.
J’arrive au 1er ravito à la table d’orientation de la molière où un léger vent nous rafraichit mais ça reste largement supportable en t-shirt.
Je remplis mes 2 bidons ce qui est très rare car j’ai la mauvaise habitude de boire trop peu en course.
Quelques abricots, 2 bouts de banane, 1 poignée de noix de cajous et c’est reparti en 2h14 pour 2h19 prévu, quasi parfait.
Il faut ensuite pas mal courir, ce qui ne pardonne pas si on n’est partis en sur-régime. Je double encore quelques personnes, aidé en plus par quelques passages techniques dans le lapiaz qui me correspondent.
C’est très joli, sauvage et avec peu de concurrents donc ce sentiment d’être seul en montagne que j’adore.
Après le plateau de Sornin où la vue sur tous les massifs environnants est magnifique, on plonge vers Engins pour 700m de D-.
Après avoir mangé un snickers (le top de la diététique de course !!), j’accélère un peu mais rattrape peu de monde, les écarts sont faits. J’essaye quand même de préserver les jambes car on m’a prévenu à juste titre que ça ne rigolait pas dans la montée qui suivait.
En effet, à peine en bas, quelques 10aines de mètres sur une petite route puis c’est le début du sentier pour passer le pas du curé : d’entrée, faut mettre les mains pour attaquer le sentier et s’enfoncer à l’ombre de la falaise…ambiance.
Il y a plus de 1000m de D+ sur 8km donc il ne s’agit pas de se griller.
Malgré tout, la pente fait que le cardio monte pas mal. Je prends mon temps en calant la vitesse ascensionnelle entre 600 et 700m/h, un rythme qu’il faut que j’apprenne à garder pour les ultras à venir.
Le croisement d’un famille descendant le pas du curé puis de VTT un peu plus loin me permettent de faire une pause et même de me perdre après avoir discuté avec les cyclos…j’étais à 2 doigts de redescendre à Engins et je perds quand même 5 bonnes minutes à chercher le balisage puis faire demi-tour et m’énerver en voyant ceux que j’avais doublé il y a quelques km à nouveau devant moi.
Passons, j’arrive à Saint-nizier pour le ravito de la mi-course (un peu plus en fait) où j’ai prévu de faire le plein avec des sirops. Mais les parfums ne me conviennent pas (citron vert et fruits exotiques)…je remplis quand même avec le citron en complément du fond de menthe qu’il me reste (ça a goût de produit vaisselle, je n’en boirai quasi pas) et je mets de l’eau gazeuse dans l’autre bidon.
1 banane, quelques abricots et c’est reparti avec la montée du Moucherotte.
On m’avait parlé d’une autoroute pour les randonneurs mais en tous cas le tracé utilisé est vraiment beaucoup plus chouette qu’une piste et est très agréable à grimper.
Je commence à avoir chaud et l’impression de ne pas trop avancer, un peu comme tout le monde ceci dit.
Juste 2 avions doublés dans le lapiaz qui me doublent à plus de 1000m/h, c’est sûr…je retiens un des dossards en pensant regarder à l’arrivée l’écart qu’ils me mettront (11 minutes au final donc pas tant que ça).
Quelques pauses pour filmer un peu, j’essaye de manger (1 demi snickers) et j’arrive en haut où effectivement, il y a pas mal de monde venus pour la rando dominicale.
P6010154
Une fraise tagada, 1 croix sur le dossard et c’est parti pour une descente sur une piste caillouteuse qui effectivement, il valait mieux faire dans ce sens.
P6010155
J’arrive au ravito de la combe de Saint-nizier que je passe sans m’arrêter et c’est parti pour 800m de descente. Enfin au début, il y a quelques faux-plats remontants et j’ai un doute sur mon état. Depuis Saint-nizier, je n’ai pas trop bu ni manger et j’ai peur d’avoir un coup de mou.
Mais est-ce l’effet tagada, après 10-15 minutes, c’est reparti et je profite de la descente en doublant 3-4 concurrents. Je ne suis pas à fond mais très régulier et j’arrive assez vite au ravito suivant du hameau du furon.
Il parait qu’il y avait des tagada encore mais je ne les ai pas vues !! un demi-verre de coca, un peu d’eau, toujours pas de plein de mes bidons et c’est reparti pour la dernière montée. Je marche vite, mange une pâte de fruits, voit quelques lièvres devant et je suis sur un bon rythme.
En plus, pour la 1ère fois sur ce genre de format, mon cardio au bout de 6h est quasi comme au départ et j’arrive à le monter alors que d’habitude, la déshydratation aidant, j’ai un effondrement de mon maxi.
Je bascule en haut du bois sigu, descends la piste de ski et Mathias m’annonce Lans vraiment pas loin : je m’attendais à un peu plus long car je n’aurai que 46,1km pour quasi 48km annoncés.
C’est cool, il fait beau, je termine à un bon rythme sans forcer, personne derrière pour m’obliger à accélérer donc je profite de la traversée de Lans et je franchis la ligne en 6h22, soit pas loin des 6h30 initialement prévus.
Les conditions étaient bonnes car les habitués ont tous battu leurs records.
Je valide la gestion de partir en dedans sur 20km pour terminer frais. Mais je ne saurai pas si en partant plus vite, j’aurais gardé les probables 15-20 minutes gagnées avant saint-nizier en 2ème partie de course.
Mais ça me va comme ça car pas l’hypo habituelle de l’arrivée donc je peux me ravitailler, prendre une douche bien « fraiche » et boire cette fameuse bière.
La suite de l’AM se fait dans la bonne humeur avec les arrivées successives, les podiums puis le pliage du campement avant un retour heureux à Lyon.
Quel plaisir ça aura été de venir courir cette course !!
Dommage d’entendre que des gens débalisent tous les ans le parcours, que l’administration est de plus en plus pointilleuse, chiante et même réfractaire à ce genre d’épreuve alors que ça me semble pourtant bénéfique pour ce massif de voir quelques 10aines de personnes venir le découvrir (et encore, il y a beaucoup de gens du coin)…je ne vois pas le problème de ce genre de course tant que le nombre de participants reste raisonnable, guère plus nombreux que les 10aines de randonneurs croisés ce dimanche.
En plus, je ne m’attendais pas à autre chose mais je n’ai vu qu’un tube de gel sur l’ensemble de la journée et que l’on pourra attribuer à un « pas fait exprès » dans une descente qui secoue.
En tous cas, chapeau aux organisateurs de se démener pour l’organisation ce type d’épreuve.
C’est peut-être dommage que le même WE, il y ait un autre maratrail sur le massif en face (chartreuse) ?
En espérant pouvoir revenir un jour, si ce n’est en juin, j’espère en septembre pour un peu plus long.
P6010311

photos : Kristien Jallifier

Vidéo de ma course :

maratrail de lans en vercors – 1er juin 2014 par jano_bzh

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3 réponses à “CR Maratrail de lans en vercors – 1er juin 2014

  1. Belle course, tout en sérénité et en gestion. Bravo !
    Ça devrait le faire sur le Grand Raid du Queyras (si tu es toujours inscrit).
    Je pense faire le petit parcours de 58 km encore cette année.
    J’espère qu’on aura l’occasion de se voir.
    Bonne fin de préparation.

    • oui, toujours inscrit au Grand Raid du Queyras et y’a tellement de paramètres qu’on verra bien si ça le fait.
      la forme ne sera pas à 100% mais je mise sur une bonne gestion.
      Je n’ai pas trop regardé mais sur le 58km, c’est départ le samedi matin et arrivée dans l’AM ?
      dans ce cas, pas facile de se voir sauf si tu suis le grand raid avant et après ta course !! (passage en fin d’AM/début de soirée pour moi à Guillestre et arrivée dimanche matin)
      A+

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