Trail des allobroges 2016, virée avec les copains

Lorsque j’ai planifié ma saison 2016, c’était un peu le flou artistique mais il y avait 2 choses à peu près sûres : j’allais comme d’habitude commencer par le trail des cabornis, mais je n’allais pas pouvoir faire la passe de 4 à l’ultra trail des coursières du Lyonnais le 8 mai.

Du coup, j’ai cherché ce que je pourrais faire à cette période et j’ai pensé au trail des Allobroges que j’avais déjà couru en 2012 pour une expérience enrichissante !!

La course a lieu tous les ans le dimanche de pentecôte et c’est une petite course réputée comme une des plus difficiles sur ce format, bien organisée et à l’ambiance sympathique.

Je propose alors aux copains qui cherchent aussi un objectif à cette période et nous voilà 4 partants. Après avoir vaguement cherché un logement de type gite, nous nous replions sur le plantage de tente au stade de Bellevaux dont les vestiaires sont laissés ouverts pour l’occasion.

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C’est presque le grand confort avec du coup les bancs des vestiaires et la table du vestiaire arbitre pour s’installer manger…heureusement d’ailleurs car s’il n’avait pas assez plus dans la semaine, il y a à ce moment le bouquet final avec de la grosse pluie qui mouille à gogo.

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(photo xian)

Malgré tout, la nuit est bonne quasi pour tout le monde, modulo un matelas récalcitrant pour Christian et une fin de « nuit » plus proche du sol…Enfin la nuit…mes 3 compères ont prévu de se lever à 3h15 pour un départ à 5h, j’opte pour 3h40, c’est toujours 25 minutes de gagnées !!

Après quelques tergiversations sur la tenue du jour et surtout sur le choix ultime des bonnes chaussures (jusqu’au dernier moment j’aurai hésité), il est 4h30, l’heure de remonter vers la salle de Bellevaux pour le départ.

Le départ est pas mal du tout avec 4-5km globalement descendants, idéal pour s’échauffer sans faire monter trop le cardio…En plus, on reste tous les 4 ensembles et on est raisonnables dans l’allure.

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(photo artistique de xian)

On nous a prévenus au départ que les 2 premières descentes sont boueuses et qu’il faudra faire attention. On n’a pas besoin d’attendre la 1ère descente car dès la 1ère montée, on goûte le plat du jour : gros dénivelé et accroche approximative…je glisse 2 fois en montée (!!) et j’ai comme un doute sur le choix des chaussures. J’ai confirmation dans la 1ème descente que c’est pas top même si ça vient possiblement de mon appréhension, de ma retenue et de ma position trop en arrière (chacune étant une conséquence de la précédente). Je me dis alors que la journée va être un petit calvaire…Christian et Philippe étaient déjà partis devant dans la montée et je laisse passer Anthony et une 10aine de coureurs en 5 minutes qui me déposent facilement…ça fait 1h qu’on est partis et j’ai déjà les quadris qui chauffent et le dessus du pieds gauche bien douloureux.

Heureusement, Philippe s’est arrêté enlever ses lunettes en cours de descente et je le passe en sachant qu’il va me rattraper, si ce n’est dans la la descente, au moins sur le plat ou la montée suivante. C’est d’ailleurs le cas au moment de traverser Lullin et à l’attaque de la montée au mont d’Hermone, on aperçoit même Anthony et Christian devant qu’on ne tarde pas trop à rattraper avant le point d’eau du 12ème km.(que je zappe finalement)

On avance bien ensemble sans se mettre dans le rouge sur une montée relativement facile.

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(photo xian : il monte en moonwalk a priori)

et on se cultive dans la montée vers la chapelle de notre-dame d’hermone.

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On arrive tranquillement à la chapelle

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pour y découvrir la superbe vue sur le lac Leman

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Une petite brise nous rafraichit et puis on n’est pas là pour le tourisme (enfin pas que) et on enchaine sur la descente.

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Cette 2ème descente est moins boueuse et casse-gueule que la 1ère (pour sa 1ère partie) et je mène le train devant en direction du 1er ravito complet de Reyvroz. Ravito que j’ai anticipé dans le dernier coup de cul avant en mettant ma poudre de perlimpinpin dans le bidon vide. Du coup, les bidons sont remplis en 10 secondes, je bois 1/2 verre de coca, 1/2 verre d’orangina (le top l’orangina) et 1/2 verre d’eau pour diluer un peu tout ça.

Je repars en 1 minute chrono en laissant derrière les 3 copains mais en supposant qu’il vont me rattraper dans la suite de la descente. C’est d’abord une portion de route puis on rentre dans un bois, et là c’est le drame…(pour moi) : à nouveau du bien raide et boueux, je suis encore à l’arrêt, me fait doubler par une féminine qui me dit que le ski ça sert (bon, déjà, je suis plutôt snowboard et je préfère de beaucoup la neige au niveau glisse), puis par plusieurs autres coureurs et je me fais comme prévu rattraper par Philippe et Christian juste avant le bas de la descente qui correspond au torrent (on pouvait pas aller plus bas).

Il y a une passerelle à traverser avant de remonter direct derrière pour 1000m de D+.

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Le temps de prendre une photo, j’emboite le pas de la féminine de l’autre côté du torrent, suivi par les 2 compères. Ce début de montée est particulièrement raide, avec des enjambées verticales assez importantes. Calmé par les glissades du début de course, je m’applique à planter les 2 bâtons et à mettre de la puissance pour m’élever. Au bout de 5-10 minutes, je me retourne…il n’y a plus personne…Philippe et Christian ont disparu, je suppose qu’ils se sont arrêtés pour une raison x ou y.

On arrive à une traversée de route, la fille de devant semble marquer un peu le coup et me demande de passer devant…tout de suite, je double 2 gars, c’est à nouveau boueux, humide, glissant et raide et je fais le trou sur les poursuivants rapidement.

La montée est rectiligne avec un fort pourcentage et me permet de monter à 900m/h environ sans avoir trop l’impression de forcer, même si je transpire un peu. J’ai un gars en point de mire et ça me donne le bon rythme.

Au bout d’un moment, je débouche sur une pente hors sentier encore plus raide où je double à nouveau 2-3 gars. En haut de ce hors-piste, un groupe de locaux, dont un vieil ESF avec son blouson d’il y a 20 ans…Gaby qu’il y a marqué dessus. Il me dit qu’il reste 50m et qu’après, c’est 3km hyper roulants jusqu’au ravito. Bon, en voyant la 15aine de bouteilles de pif (rosé/rouge/blanc, y’avait tout), j’aurais dû me douter du piège. En fait, ça monte encore au moins 30 minutes avec dévers, sentiers peu marqués, mains courantes, neige, boue et le tout en montée

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…enfin le ravito est encore au bout de quelques km de piste il est vrai plutôt descendante.

Ravito une nouvelle fois express pour moi : remplissage des 2 bidons, même régime coca/orangina/eau que précédemment et 1 kit-kat pour repartir. On est là sur la partie modifiée du parcours pour éviter la pointe d’Ireuse, trop enneigée. 1,5km de route environ et on bifurque sur un bout de piste montante puis sur des sentiers qui deviennent plus jolis. J’avais déjà bien aimé en 2012 la montée au niflon d’en haut et là, avec pas mal de neige, c’est encore plus sympa.

Juste que dans la neige, les rondelles aux bâtons, c’est mieux et que j’en ai pas…donc je ne plante pas vraiment les bâtons. Je me fais d’ailleurs doubler par un gars avec qui on fait le yoyo depuis le début qui lui, a ses bâtons de ski de rando avec les fameuses rondelles. Ce gars chevelu, jusqu’à la fin, je le doublerai aux ravitos et il me redoublera en course après.

Donc cette montée vers le niflon est super belle, avec en plus des spectateurs.

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Bon, là, je suis pas encore arrivé en haut…mais en haut, il y a aussi du monde, le soleil commence à sortir et c’est très joli.

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Je me souviens très bien de la descente pour l’avoir déjà pratiquée en 2012 et sèche, c’était déjà bien casse-gueule alors avec l’humidité du jour, je m’attends au pire. Bon, c’est pas pire mais bien traitre quand même et autant une glissage dans la boue du début, c’était pas forcément dangereux, là il y a moyen de se faire un coccyx. Après 2-3 embardées, j’arrive en bas de ce passage délicat, on traverse une prairie et une longue traversée en dévers dans la forêt.

Je vais toujours pas trop mal avec mon « chevelu » en point de mire quand d’un coup, je sens le drame : le kilométrage affiché par ma montre ne me semble pas correspondre avec ce qu’il devrait être. Je sors le roadbook et effectivement, je suis bien 6-7km au-dessus. Moi qui aime savoir où je suis par rapport aux ravitos, ça sent pas bon…en plus, en continuant à avancer, je vois que l’écart augmente de plus en plus.(je pense que le fusedspeed de suunto a bien déconné suite à des pertes du signal GPS)

Bon, j’essaye de mettre de côté cette histoire de kilométrage et d’avancer quand même, je vais pas faire une fixation non plus. Je rattrape mon chevelu au niveau d’un gars qui annonce la mi-course avec un panneau 33km devant lui…je crois que tout le monde se sera étranglé au passage devant lui !!

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Bon, derrière, c’est pas la jouasse, y’a une pauvre piste forestière sur 2, 3, 4km, je sais plus…bon, faut voir le bon côté des choses, y’a juste des faux-plats montants et descendants entrecoupant une majorité de vrais plats et le terrain est fait de cailloux pas boueux ni glissants et sans neige…ça pourrait presque ressembler à un répit si ça n’était affreux…jamais content en fait.

Au bout de cette piste, on arrive sur une belle plaine herbeuse, on bifurque à gauche pour une descente assez rapide (suivant l’état avancé des quadris)…et là, on aperçoit le lac du vallon…je vais pouvoir faire un point kilométrage !!

J’essaye de faire un ravito le plus rapide possible, sans brusquer les petits jeunes pleins de bonne volonté…Y’en a même un qui me dit que je peux prendre une banane entière…mais dis-donc, j’y avait même pas pensé depuis le début !! la 1ère de la journée !! ah non, j’en ai pris une au petit déj’ quand même…

Bon, je me bois avant de repartir mon 1/2 verre de coca, mon demi verre d’orangina et mon 1/2 verre d’eau et en avant toute !! J’en profite pour repartir devant mon chevelu qui s’arrête toujours plus longtemps que moi. Pour l’instant tout va correctement mais on attaque le dernier 1/3 de la course et ça commence à peser.

Je me reconnais puisque j’arrive à la chapelle Saint-Bruno, lieu du dernier ravito en 2012. Je m’étais longuement arrêté à la source et je m’étais changé.

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Mon grand chevelu est à mes trousses mais je maintiens la distance…pas pour longtemps en fait…Je sens l’énergie un peu m’abandonner, puis de plus en plus assez vite. Je me fais donc doubler, comme d’habitude mais impossible de m’accrocher pour le coup. Petite analyse de la situation : je me suis ravitaillé correctement…enfin…j’ai pris ma dose de boisson sucrée il y a 15 minutes + 1 banane…en toute logique, ça devrait agir sous peu donc je décide de jouer la prudence et d’attendre que le sucre passe dans le sang.

Enfin ça, c’est ce qui est prévu sauf si l’organisation est tellement amateur que c’est un bénévole qui n’y connait rien qui a acheté du coca light au sherpa ou au HuitAHuit du coin…(toute ressemblance, tout ça…)

M’enfin, toujours est-il que mon état se dégrade et que j’en arrive à être très essoufflé, à m’arrêter tous les 3-4 pas et à regarder derrière moi à chaque fois. En plus, on longe le torrent en alternance à gauche, à droite, c’est à dire qu’il faut le traverser plusieurs fois et après quelques approximations de mon équilibre sur des pierres instables, je décide de traverser au plus court, quitte à avoir de l’eau au-dessus des chevilles.

Cette montée est assez raide mais très jolie, pour peu qu’on ait la lucidité de lever la tête. Bon, au bout d’un moment, je me décide à tenter la boisson des bidons…j’aurai jamais senti le sucre du ravito finalement…et au bout de quelques minutes, je sens que je retrouve un peu d’énergie, je bois à nouveau et de fil en aiguilles, ça commence à aller mieux.

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(montée au niveau de la cascade)

Heureusement, car je sentais l’explosion arriver doucement…Du coup, la tête va mieux quand j’arrive à un pointage dans la forêt à la reprise de la montée vers la pointe des follys.

Le bénévole me demande si ça va, je lui répond que j’étais un peu en hypo avec un bon coup de mou mais que ça va mieux. Il me demande si je veux boire, manger une barre de céréales et me propose de m’arrêter un peu me reposer…Je décline gentiment en lui disant que ça va mieux…il me demande mon numéro de dossard au moment où je commence à m’éloigner : il veut tester ma lucidité ?

Toujours est-il que ça va pas super top mais j’avance correctement à nouveau. J’arrive vers le haut de cette « avant-dernière » montée et on passe à nouveau à découvert dans une pente assez raide et sans sentier vraiment marqué. J’en profite pour faire un pointage avec mon gars chevelu que j’aperçois plus haut : 7-8 minutes de retard quand même. Mais je me dis que ça peut être un objectif de le garder pas trop loin devant, sans penser encore à le rattraper. En me retournant, je vois 3-4 coureurs derrière dont un qui me semble être Christian…Ah, le fourbe, il va me rattraper !!! (en fait, c’est pas du tout lui mais je ne le sais pas)

Arrivé en haut de la pointe, on bascule dans le bois et avec « bonheur », le début de la descente est raide et boueux – moins qu’en début de course mais avec la pente assez forte et la fatigue, j’ai du mal à maitriser – puis on récupère un sentier, puis une piste qui elle-même est passablement enneigée sur quelques portions. Je fais gaffe car la neige est molle et je m’enfonce 2-3 fois à un bon mi-mollet, ce qui peut être dangereux (ça vaut pas la traversée d’un pont de neige jusqu’à la hanche sur l’édition 2012).

Après ce passage enneigé, on continue sur une piste bien roulante et dégagée et c’est dur de courir, même si ça descend. J’avais noté sur le profil une légère remontée et elle arrive au niveau d’un petit groupe de bénévoles en cours de pique-nique. Bon, de légère remontée, c’est un bon coup de cul de 175mD+ bien raide et ça pique un peu. Par contre, c’est bien à découvert et ça permet de faire un point sur les forces en présence : devant, un coureur qui n’est pas mon chevelu et pas grand monde d’autre accessible. Derrière, un trou de 5-6 minutes puis 3-4 coureurs toujours mais trop loin pour voir si Christian est bien dans le lot.

La descente ensuite est assez longue et usante avec une 1ère partie en hors-piste dans les prés donc avec des appuis plus ou moins instables, puis on rentre dans la forêt et on retrouve des portions glissantes et en dévers. Le retour à la route annonce le bas de la descente avec la traversée de la route et le dernier ravito… »chez martin ».

J’arrive en courant sur un bon rythme (relatif à la distance, fatigue et relief du moment, hein…je suis pas à 15km/h), un début de crampe aux adducteurs calmé par un sporténine. Le ravito est dans la cour d’une maison avec plein de petites mamies (enfin, c’est l’impression qui me reste) même s’il y a plein d’autre monde, des jeunes aussi, pas mal d’accompagnants…Je compte me dépêcher encore une fois à ce ravito et donne mes bidons à remplir à un jeune. Il le fait à un jerrican sans débit mais prend le temps de me refermer mes bidons et de les secouer. J’en profite pour manger 1 ou 2 parts de tarte aux pommes maison…un délice !!! du coup, je ne prends même pas de coca ni orangina. A ce moment, une des « petites mamies » se met devant moi et me dit : « ah, vous êtes le dossard 132…vous voulez pas faire une petite pause, on m’a dit que vous n’étiez pas très bien… » Comment il a cafté le gars dans la montée à la pointe des follys !!!

Je décline une nouvelle fois et repars en voyant mon chevelu assis sur une chaise à rempli des bidons et avec une tête qui montre une « certaine lassitude ».

Mon arrêt aura duré 3-4 minutes quand même mais pas plus. Cette dernière montée commence avec une pente assez forte mais sèche, régulière et sur un sentier très agréable. C’est l’idéal pour prendre un rythme régulier avec les bâtons. Rapidement, je vois quand même du monde en chasse derrière (y’a personne devant à perte de vue). Ils sont 3 et vont clairement plus vite que moi mais j’essaye de faire de la résistance. Ils finissent quand même par me rattraper : il y a là une petite jeune féminine qui m’avait déjà déposé dans la dernière montée du TAR2015 qui mène le train devant 2 gars. Je lui fais la remarque qu’elle m’avait déjà fait le coup mais elle n’est pas confiante pour la dernière descente car elle s’est tordu la cheville.

Bon, pas confiante mais je prends vite le bouillon derrière les 3. Heureusement, la fin de la montée approche et la fin de course avec…et ma lassitude en même temps. Je sais pas pourquoi à ce moment là, je pense au bouquin de Guillaume Millet sur l’ultra-trail. Il y a un chapitre que j’ai toujours survolé sans jamais réussir à accrocher, c’est celui sur le mental, la motivation. Je ne suis pas un bon client pour tout ce qui est visualisation, pensées positives, imagerie mentale…je trouve ça gnian-gnian.

Mais là, je me dis que je suis en haut de la dernière « bosse », qu’il ne reste que 7km de descente, que j’ai fait une bonne course, que c’est quand même bien sympa d’être là et que ça serait bien d’en profiter. Je prends donc le temps de souffler en haut des pistes d’Hirmentaz après le pointage, je fais un petit tour visuel du panorama, je prends quelques photos et je repars quand même parce que si derrière, c’est à 3-4 minutes, je voudrais pas non plus me faire rattraper.

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Vue sur où j’étais ce matin…(bon, je sais pas exactement quoi est quoi)

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(il reste la mini bosse de l’arrivée du télésiège au loin)

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ben ouais, faut être content d’être là quand même !!

Bon, c’est pas le tout mais je repars en trottinant bien regonflé, décidé à profiter de la descente…bon, ça va dépendre des jambes mais ça m’a l’air d’aller pas trop mal. Le début de la descente est en plus bien facile sur une belle moquette avec une belle vue.

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Mais ça dure pas longtemps, on arrive sur la dernière surprise du chef, un petit raidard en descente avec de la caillasse bien traitre. J’avance à 2 à l’heure, dépité par mon allure d’escargot. Un panneau « attention falaise » à gauche et je vois assez vite le bas de ce morceau technique…ouf !! Je relance tout de suite et vois pas loin devant, la jeune féminine et un gars qui s’accroche derrière elle. Finalement, y’a peut-être moyen d’aller les chercher !!

Nouvel objectif pour les 5 derniers kilomètres…Je me rapproche rapidement, surtout dans une descente sous un tire-fesse bien raide et je recolle sur la route dans la traversée de la station d’Hirmentaz. Comme au tour de de France, je me cale derrière pour la petite butte à la sortie du village. Et à la sortie au moment de replonger, je passe devant en mettant une petite mine et fais le trou direct. Là, plus question de me retourner, j’attaque à fond, avec encore bien la pêche. Pas déshydraté, j’arrive même à avoir une bonne suée. Je m’éclate bien à courir finalement, même au moment de tourner à droite alors que l’église et l’arrivée était à 2 minutes à peine juste devant. Direction le bord du Brevon pour un dernier détour, 2-3 petites relances le long du torrent, traversée sur une passerelle et le dernier coup de cul pour remonter à l’arrivée.

Je pousse une dernière fois sur les bâtons pour terminer au taquet (ça sert à rien, je suis tout seul) Et relâcher bien satisfait sur la ligne d’arrivée, où il y a une belle activité et un super soleil…

Voilà, c’est fait en 11h18 et des poussières, en dessous des 12h, plafond que je m’étais donné au départ. Le temps de récupérer de ce sprint final, de voir la jeune féminine et le gars l’accompagnant arriver, quelques autres concurrents, de manger et boire un coup, de discuter un peu à droite à gauche et les 3 compères arrivent ensemble à ma grande surprise, 25 minutes après moi.

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Je me fais un peu chambrer parce que j’avais dit ne pas être à 100%…ce que je confirme…

M’enfin, 25 minutes d’avance, c’est aussi un peu les 25 minutes de sommeil en plus que je me suis octroyé le matin !!!

Après un bon repas d’après-course, on retourne démonter le campement au stade pour un retour sur Lyon en fin d’après-midi. Heureusement que le lundi est férié, ça permet de redescendre en douceur. Au final, j’aurai passé un WE bien sympa, bien accompagné pour ce trail difficile de « début » de saison à la montagne.

Bilan de la course : plutôt bon et content du résultat. Je ne pense pas avoir vraiment progresser physiquement ces derniers temps, je dirais presque l’inverse au niveau force brute et énergie (je vieillis). Par contre, je pars probablement plus prudemment qu’avant et surtout, je commence à avoir une gestion de course vraiment pas mal. L’expérience me fait au maximum anticiper les coups de moins bien (y’a des ratés encore), je sais que les moments d’euphorie sont annonciateurs d’un coup de mou derrière. J’ai aussi beaucoup progressé en marche et dans l’utilisation des bâtons…et ça, c’est un énorme avantage sur ce type de course. Et enfin, je gagne pas mal de temps aux ravitos avec mes petites habitudes matérielles. Derrière ces 63km et 4800mD+, un peu de fatigue pendant une semaine mais un bon rebond physique au bout de 10 jours.

3 semaines après, ce WE donc, j’étais au pilatrail et les 43km et 2200mD+ m’ont presque paru un sprint en comparaison !!!

 

 

 

 

 

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10 réponses à “Trail des allobroges 2016, virée avec les copains

  1. je comprends tout maintenant : c’est donc le réveil 25′ après nous qui a fait la différence !
    belle course, bonne gestion globale, bonne tactique aux ravitos (je conserve comme cas d’école ton attaque félonne au 1° ravito, que je pensais aborder « tranquillement »)
    et belles photos 🙂 [c’est certainement un warrior, le photographe qui prend la photo en « moonwalk » en montant et en courant à un bon 12kmh !!!]
    vivement la prochaine course ensemble !

  2. Supers photos et super CR. Belle course, bravo ! J’ai pris plein de notes sur les ravitos. J’ai l’impression que tu as dominé ce côté là qui était un peu plus difficile par le passé, non ?
    Suis un peu comme toi pour le côté gnan gnan du chapitre sur le mental… même si je suis persuadé que ça doit être vrai !

  3. Tu as fait une super course et en plus tu confirmes sur le Pilat trail.
    On a essayé de revenir sur toi mais en vain encore bravo pour ta course et merci pour le CR.
    Vivement la prochaine !

    • ha ! ha ! ha ! alors ça c’est énorme quand même que tu passes par là !! c’est vrai que ça a été un beau chassé-croisé et j’ai prouvé qu’on peut terminer devant en allant moins vite…bon, ça s’est pas trop mal terminé pour toi aussi même si ça semblait dur au dernier ravito.

  4. ha ! ha ! ha ! c’est bon ça !!
    en tous cas, tu m’a bien servi toute la course pour me repérer et souvent me tirer finalement.
    Quand je repartais des ravitos, le but était de prendre le plus d’avance possible et de m’accrocher le plus longtemps quand tu me doublais.
    ça s’est pas trop mal terminé pour toi non plus ? malgré une petite baisse de régime sur la fin peut-être.

  5. Slt Fabien,
    Ravi que tout aille bien pour toi malgré tout !
    Belle course encore de ta part et à priori tu as confirmé lors du pilatrail, BRAVO à toi !
    J’ai cru voir que tu étais inscris à l’UTB ! On pourra donc se voir
    Bonne continuation à toi
    Jack

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